L’écurie DeVaux bien représentée par les étoiles de trois ans Englishman et Golden Tempo lors de la journée du DraftKings Travers
À 0h03, le 29 août 2026 • Par NYRA Communications/Traduit par Laurent Sauvé
L’entraîneuse Cherie DeVaux présentera deux des chevaux de trois ans les plus excitants au pays samedi, alors qu’Englishman participera au H. Allen Jerkens Memorial (Grade 1), doté de 500 000 $, et Golden Tempo au DraftKings Travers (Grade 1), doté de 1,25 million $, à Saratoga Race Course.
La 157e édition du DraftKings Travers [course 13, vers 18 h 35] sera l’une des cinq épreuves de Grade 1 au programme des 14 courses de samedi. Le H. Allen Jerkens Memorial sera présenté en huitième course, tandis que trois épreuves de premier plan serviront de qualifications « Win and You’re In » pour la Breeders’ Cup : le Personal Ensign [Distaff] en neuvième course, le Forego [Dirt Mile] en 11e et le Resorts World Casino Ballerina [Filly and Mare Sprint] en 12e. Le programme comprendra également le Lake Placid (Grade 2) en 10e course.
Le DraftKings Travers sera présenté en direct sur FOX dans le cadre d’une émission de deux heures de FOX Saratoga Saturday, présentée par Oceania Cruises, de 17 h à 19 h. Le premier départ du programme de samedi sera donné à 11 h 05 et les portes ouvriront au public à 9 h.
Golden Tempo, propriété de Phipps Stable et St. Elias Stable et gagnant du Derby du Kentucky (Grade 1), tentera de devenir le cinquième cheval depuis 2020 à remporter à la fois le Belmont Stakes by NYRA Bets (Grade 1) et le Travers. Il rejoindrait ainsi un groupe sélect composé de Tiz the Law [2020], Essential Quality [2021], Arcangelo [2023] et Sovereignty [2025].
Englishman, propriété de C R K Stable et acquis pour 400 000 $ lors de la vente de yearlings de septembre de Keeneland, se présentera dans le Jerkens après avoir égalé le record de piste avec un chrono de 1:20.40 lors de son éclatante victoire par 5 3/4 longueurs dans le Woody Stephens présenté par Mohegan Sun (Grade 1), disputé sur sept furlongs ici même le 6 juin. Cette performance lui a valu un indice de vitesse Beyer de 115, le plus élevé obtenu par un cheval de trois ans cette année et le deuxième plus haut toutes catégories confondues, derrière seulement le 122 réalisé par le cheval de cinq ans Knightsbridge dans le Monmouth Cup (Grade 3).
Si Golden Tempo et Englishman devaient tous deux l’emporter samedi, les deux chevaux se retrouveraient au cœur des discussions pour les plus grands honneurs de fin d’année. DeVaux pourrait alors se retrouver dans la situation exceptionnelle de devenir la première entraîneuse depuis Laz Barrera, membre du Temple de la renommée, en 1978, à entraîner la même année les gagnants des titres de Cheval de l’année, de meilleur poulain de trois ans et de meilleur sprinteur. Barrera avait réussi l’exploit avec le gagnant de la Triple Couronne Affirmed [meilleur poulain de trois ans et Cheval de l’année] et J. O. Tobin [meilleur sprinteur, à égalité avec Dr. Patches].
DeVaux attribue le succès de son écurie autant à ses propriétaires qu’à l’attention constante que son équipe porte aux moindres détails.
« J’ai beaucoup de chance d’avoir d’excellents clients, a déclaré DeVaux. Nous avons connu beaucoup de succès et nous avons travaillé ensemble pour nous placer dans une position qui nous permet d’accueillir ce genre de chevaux dans notre écurie, mais aussi de bien les gérer. »
« Avec ceux-là, il s’agit surtout de les maintenir en bonne forme, de ne pas devenir nerveux et de ne pas nous laisser éblouir par nos propres chevaux, a-t-elle poursuivi. Il est important que toute l’équipe soit sur la même longueur d’onde… Quant aux chevaux qui ne sont pas au sommet, nous traitons chacun de la même façon. Je pense que c’est ce qui nous a placés dans une position favorable pour connaître du succès, attirer ce genre de chevaux dans notre écurie et les garder au meilleur de leur forme. »
Golden Tempo, choisi favori de la cote matinale à 5 contre 2, a hérité de la neuvième position dans un peloton de 10 et sera monté par Jose Ortiz, meneur chez les jockeys à Saratoga. À l’aube du programme de jeudi, Ortiz comptait 64 victoires au présent meeting, soit seulement quatre de moins que le record de 68 établi par Ramon Dominguez lors du meeting de 40 jours en 2012.
« Compte tenu de son style de course, je pense qu’il est préférable pour lui de s’élancer de l’extérieur, de laisser les chevaux rapides prendre les devants et de lui permettre de trouver une position où il pourra économiser du terrain, a expliqué DeVaux. Je pense qu’il est plus avantageux de partir d’une position extérieure plutôt que de l’intérieur, où les chevaux peuvent se retrouver regroupés autour de vous et se bousculer. »
Le fils de Curlin a amassé plus de 4,6 millions $ en carrière grâce à une fiche de 6-4-0-2.
Englishman est choisi favori de la cote matinale à 3 contre 5 dans le Jerkens et s’élancera de la quatrième position avec Ortiz en selle. Le fils de Maxfield a remporté trois de ses quatre départs, sa seule défaite étant survenue lorsqu’il a allongé sa distance dans le Pat Day Mile (Grade 2), en mai à Churchill Downs, alors qu’il avait terminé deuxième à 3 3/4 longueurs de Crude Velocity.
Englishman a pris une certaine revanche sur ce rival bien connu à sa dernière sortie, lorsqu’il a devancé Crude Velocity par 5 3/4 longueurs dans le Woody Stephens.
DeVaux n’écarte pas la possibilité d’allonger de nouveau Englishman en distance éventuellement.
« Compte tenu de sa façon de courir et de son tempérament, je pense qu’un mille disputé sur un seul tournant représente sa limite en distance. Je ne dis pas que nous ne pourrions pas revoir cette question éventuellement, a déclaré DeVaux. Pour l’instant, nous allons simplement le maintenir sur des distances de sprint de six à sept furlongs. Il n’a pas mal couru dans le Pat Day Mile; c’est simplement que Crude Velocity était meilleur. Il s’est également retrouvé coincé à la clôture, ce qui lui a rendu la tâche un peu difficile pour se détendre, et c’est un poulain qui a encore peu couru. Il pourrait éventuellement démontrer davantage de polyvalence, mais pour l’instant, nous allons nous en tenir à ce qui lui convient le mieux. »
L’une des images marquantes du Derby du Kentucky de cette année demeure celle d’une Cherie DeVaux émue encourageant Golden Tempo dans les derniers mètres. Après avoir été dernier des 18 chevaux et accusé un retard de 17 longueurs, Golden Tempo a effectué une spectaculaire remontée pour devancer par un cou Renegade, qu’il retrouvera parmi ses rivaux. Le style de course du gagnant du Derby contraste fortement avec celui du rapide Englishman, qui détenait une avance d’au moins trois longueurs à l’entrée du droit dans chacune de ses trois victoires.
DeVaux affirme qu’il est impossible de déterminer s’il est plus facile d’être le pourchasseur avec Golden Tempo, qui fonce sur ses rivaux en fin de course, ou d’être le meneur avec Englishman, alors que tous cherchent à le rattraper.
« Les deux situations sont stressantes », a lancé DeVaux en riant. « C’est drôle, la caméra était braquée sur moi lorsqu’Englishman a couru [dans le Jerkens] et, dès qu’il s’est détaché, je me suis dit : “OK, je n’ai plus besoin de l’encourager, je vais garder ça pour Golden Tempo.” Un cheval comme Englishman dépend moins du déroulement de la course que Golden Tempo, mais ils sont tous les deux emballants et ce n’est pas parce que je crie moins que je suis moins enthousiaste. »
